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Les ambassadrices de l’égalité et de la laïcité
Faire vivre la République Métissée
Face à la dégradation constante de la condition des femmes, notamment de nos quartiers populaires, nous nous battons en faveur de l’Egalité Homme - Femme et particulièrement d’une loi d’interdiction générale du voile intégral en France et soutenons les grandes figures internationales de même que les mamans des quartiers qui luttent pour leur émancipation.
Cependant, depuis le début de ce combat, NPNS ne cesse d’affirmer l’importance d’un accompagnement renforcé des acteurs de terrain par les pouvoirs publics dans le but de les soutenir dans l’application de ces lois et la promotion des valeurs, éléments essentiels au vivre ensemble et à la lutte contre l’obscurantisme.
En juillet 2010 à l’Assemblée Nationale et en septembre 2010 au Sénat, cette loi contre la burqa a été votée et, comme toutes les lois, elle a une vertu pédagogique. Mais, une fois de plus, ce n’est pas suffisant : cette loi doit être accompagnée sur le terrain.
En effet, l’urgence d’agir est prégnante au vu de la dégradation de la condition des femmes et des jeunes filles, avec notamment la pression quotidienne sur leur corps : dans nos quartiers populaires, la condition des filles et des femmes n’a pas été écoutée pendant des années, la loi du silence était la règle. Aujourd’hui, cette loi doit les protéger et leur permettre, comme à toute citoyenne, de s’émanciper. De même, la montée de la violence chez les jeunes et notamment à l’école banalise les violences faites aux filles, les pressions sur leurs corps, l’introduction de rapports entre les sexes fondés sur un contrôle constant des filles.
C’est pourquoi il est urgent de promouvoir les valeurs de la République qui constituent le socle du vivre ensemble dans lequel le droit des femmes est un préalable au progrès social et non une variable ajustable. Dans cet esprit, à l’image des ambassadeurs du respect que nous avons développé en 2005, le Mouvement Ni Putes Ni Soumises lance les ambassadrices de l’égalité et de la laïcité, dans l’objectif de renforcer les interventions sur-mesure (Egalité, Emancipation des femmes, Laïcité, …) au cœur des quartiers populaires, pour promouvoir ces valeurs.
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Exposition ECI au Pavillon du Verdurier
Stand SOS Racisme et Ni Putes Ni soumises
Exposition "Opre Roma !"
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LIRE A LIMOGES
Stand SOS Racisme 87 et NPNS 87
Frédéric
ENCEL
géopolitologue et essayiste
Hugues Mathieu, Ferdinand Gbale Koffi, Frédéric Encel
Frédéric Encel
Frédéric Encel , Michel Taubman
Ludovic Boussin, Frédéric Encel
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Les 26, 27 et 28 octobre 2007 a eu lieu à DOURDAN le VIIIème congrès de SOS Racisme. Une délégation de la Haute-Vienne composée de 9 membres y a participé. L’association a réaffirmé ses principes de lutte contre le racisme, les discriminations, l’antisémitisme et son attachement pour que vive une République métissée. Lors du renouvellement des instances nationales de l’association, Dominique SOPO a été réélu Président de l’association et deux responsables locaux ont été élus au Conseil National de l’association à savoir Hugues Mathieu et Stéphane Chastrusse. Il est a noté également que pour la première fois depuis la création de l’antenne locale un responsable local, Stéphane Chastrusse, a été élu au Bureau National de l’association.
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La délégation de Limoges
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« Au nom d'Allah clément et miséricordieux… »
C’est par ces mots que la présidente libyenne a ouvert les travaux de la conférence de Durban II contre le racisme et comme il était prévisible la Conférence de l’ONU a été transformée en tribune antisémite par certains États. SOS Racisme 87 tient à condamner les propos du Président iranien – déjà tristement célèbre pour ses déclarations haineuses, homophobes et racistes - son intervention à véhiculer la haine et le rejet de l’autre. Pour notre association, il aurait été souhaitable que la France travaille plus activement à construire une position européenne commune et cohérente. Qu’elle essaie aussi d’agréger des États de Sud afin de briser la ligne de lecture « Occident/ Tiers Monde » qui est totalement galvaudée sur ces questions. C’est cette grille de lecture qui est utilisée par les régimes coutumiers de pratiques lourdement attentatoire aux droits de l’Homme pour évacuer leur responsabilité et par la même se dédouaner des exactions qui peuvent être commises sur leur territoire à l’encontre des minorités linguistiques, religieuses ou non religieuses. La rhétorique communautariste du président Iranien est sur ce point limpide. Le concept d' « islamophobie » comme une forme de racisme ouvre la voie à la répression du blasphème et à la condamnation de la « diffamation des religions ». Finalement cette conférence vient souligner avec force la principale faiblesse des institutions internationales : leur légitimité est construite sur le socle d’une souveraineté aveugle aux régimes politiques.
« Laïcité, Egalité et Mixité », telle est la devise du mouvement Ni Putes Ni Soumises.
Laïcité, Egalité et Mixité sont les principes clés de notre combat, les piliers de notre mouvement car ils sont les garants de l’égalité des sexes. Nous les avons réaffirmés le 6 mars 2005 en appelant les gens à manifester, à rejoindre notre lutte pour un nouveau féminisme qui s’opposerait à l’affrontement des genres.
Depuis des millénaires, les femmes luttent pour être sur un pied d’égalité avec les hommes, pour jouir pleinement de leurs libertés, des libertés acquises après des siècles de lutte acharnée. Au travers notre lutte, nous voulons montrer que notre sexe ne doit pas faire de nous des citoyens de seconde zone, ne doit pas nous réduire à un état de soumission et nous ôter nos droits.
Mixité et Laïcité sont deux instruments sine qua non de l’égalité des sexes.
La laïcité est un cadre démocratique qui garantit d’une part, la liberté de conscience et d’autre part, l’égalité de tous les citoyens, une égalité qui s’est élargie durant le XX° siècle puisqu’elle interdit aujourd’hui toute discrimination fondée sur le sexe.
La laïcité est un principe qui apparaît dans les textes fondamentaux à l’instar de l’article X de la Déclaration des Droits de l’homme et du citoyen de 1789, qui souligne que « Nul ne doit être inquiété pour ses opinions, même religieuses », la Constitution de 1791 qui instaure la liberté des cultes et donne les mêmes droits aux religions protestante, judaïque et catholique. Citons également les lois de Jules Ferry de 1881-1882, qui instituent l’école publique gratuite, laïque et obligatoire et permet aux filles d’accéder à l’instruction au même titre que les garçons, la loi de 1905 qui célèbre pleinement la séparation entre l’église et l’Etat. Le principe de laïcité s’inscrit également dans le préambule de la Constitution de 1946 et dans la Constitution de 1958. En somme, pierre angulaire de notre pacte républicain, la laïcité est le garant de la cohésion sociale et de l’égalité de Toutes et Tous devant la loi.
Outre laïcité, la mixité est un autre instrument du « vivre- ensemble ». Il est nécessaire d’effacer les frontières qui séparent les deux sexes pour instaurer le respect. La séparation exigée par les traditions tend à creuser un fossé entre les hommes et les femmes et entretien l’inégalité entre eux puisqu’on suppose que les femmes n’ont pas les mêmes compétences que les hommes et donc, les mêmes droits. Cette séparation est nourrie par des idées intégristes, qui sont, rappelons le, d’incontestables dangers qui menacent nos droits. La menace intégriste ne concerne pas seulement la France, c’est un problème qui s’étend à l’échelle mondiale. Les mouvements intégristes s’opposent fermement à toute idée de mixité considérant les femmes comme des citoyens de seconde zone qui doivent se soumettre à l’autre sexe défini comme étant supérieur.
Evitons que les relations hommes - femmes soient régies par des rapports de force. C’est en étant Unis, Toutes et Tous, que nous arriverons à instaurer une véritable Egalité entre les hommes et les femmes.